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CONCENTRATION : 8 RÉVÉLATIONS !

Balle concentration

Cet article fait partie de l’ABÉCÉDAIRE DE LA PRODUCTIVITÉ. Les autres articles sont disponibles ICI.

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2 heures par jour.

2h par jour c’est le temps que les distractions communes nous font perdre en moyenne, sans compter les distractions que nous nous infligeons en plus !

C’est ce que nous démontre David Rock dans son livre Your brain at work .

2h par jour, ça fait 30 jours par an !

Ça vous dirait de les récupérer ?

Comment est-ce possible ? Et peut-on empêcher cette perte ?

La réponse est oui, et on va voir comment… Si vous résistez aux tentations.

Lire cet article vous prendra 5mn.

Pendant ce laps de temps, combien de signaux, de notifications, de tentations des réseaux sociaux aurez-vous reçu ?

Combien de fois votre cerveau vous aura donné envie de « zapper » sur autre chose ?

Vous voulez récupérer votre pouvoir de concentration ? Votre temps de vie?

Et bien ça commence ici, et maintenant !

RÉVÉLATION NUMÉRO: Vous devez lire cet article jusqu’au bout pour récupérer de la concentration !

LES MÉCANISMES DE LA CONCENTRATION

Le psychologue et philosophe William James pose en 1890 la définition de l’attention dans son ouvrage The Principles of Psychology .

Ensuite le psychologue Michael Posnero, dans The Attention System of the Human Brain, Annual Review of Neuroscience,  modélise les trois types de réseaux cérébraux de l’attention :

  • La prise de conscience : L’attention d’alerte

On est toujours à l’affut de manière inconsciente : un danger imminent, une sonnerie de téléphone, quelqu’un qui vous appelle par votre nom, etc.

  • La capacité à sélectionner ce qui est important : L’orientation de l’attention

On fait le tri des informations, le tri de ce qui est « intéressant » ou pas pour ne garder que les éléments intéressants autour de nous : un mouvement suspect qui trahit la présence d’un prédateur, un visage connu dans la foule, etc.

  • La faculté de se concentrer et de travailler sur ce qu’on doit retenir : Le contrôle exécutif

C’est la capacité à diriger volontairement son attention sur tel objet ou action et à se concentrer dessus, en inhibant tout le reste : on est absorbé dans ce qu’on fait. C’est la concentration !

femme avec écouteur travaille prés d'une rue

Ainsi notre cerveau est continuellement vigilant, et cherche des informations qui méritent notre attention,  que ce soit des distractions ou non. Réflexe de survie. À l’ère des chasseurs cueilleurs nous pouvions faire un feu tout en nous assurant qu’aucune bête ne vienne nous dévorer. Aujourd’hui quand nous travaillons, il est souvent difficile de résister à la tentation de regarder notre téléphone ou nos e-mails.

De plus le circuit de la récompense et la sécrétion de dopamine de certaines actions agréables nous incitent à préférer les récompenses rapides, voire immédiates, plutôt que les efforts sur le long terme dont la récompense semble bien loin de nous.

RÉVÉLATION NUMÉRO 2 : Nous sommes naturellement distraits.

La concentration est une facette de l’attention, qui signifie être à l’affut de son environnement.La concentration agit comme un isolant pour le cerveau : elle sert à bloquer l’arrivée à la conscience de toute information qui pourrait nuire à la tâche. Notre recherche du plaisir immédiat est un frein à la concentration, un frein qu’on peut combattre.

DISTRACTION ET CONCENTRATION

La distraction un ennemi ?

Pas toujours, il faut bien se « relâcher » de temps à autres. Le problème, c’est quand on doit travailler et que notre esprit vagabonde.

Pourquoi est-on facilement distrait? La faute au fameux « circuit de la récompense », qui gouverne les choix de chacun.

Quand on aime lire, on va se plonger dans un bon bouquin sans difficulté. Mais si on sait qu’il y a chocolat dans le placard, notre cerveau va faire la balance entre le plaisir de lire et le plaisir du chocolat.

Même si vous résistez à l’envie d’aller en chercher, la pensée du chocolat vient parasiter la lecture… et vous voilà distrait.

Ok, j’avoue qu’un bon chocolat noir à l’orange me tente régulièrement. (Ou du chocolat au lait avec du riz soufflé, mais ce n’est pas le propos ici.)

Mais alors, est-ce impossible de rester concentré plus de quelques minutes ? La réponse est très variable : elle dépend des capacités de chacun, mais aussi de l’intensité et de la continuité de l’attention demandée.

Plus elle est soutenue, plus on dépense d’énergie et moins on tient longtemps.

Ça dépend aussi, évidemment, de l’intérêt qu’on porte à ce qu’on fait : typiquement, un enfant aura beaucoup de mal à se concentrer plus de dix minutes sur un exercice de mathématiques s’il n’aime pas les mathématiques, mais peut être totalement absorbé pendant deux heures par un film qui lui plaît !

3 à 5 % des enfants en âge scolaire sont concernés par le TDAH (Trouble du déficit de l’attention/hyperactivité) selon TDHA France.

RÉVÉLATION NUMÉRO 3 : Plus une tâche est exigeante, plus la distraction est tentante.

Notre fonctionnement cérébral et le circuit de la récompense vont venir polluer notre esprit et tenter régulièrement de nous faire lâcher prise.

UN QUOTIDIEN VORACE ET CHRONOPHAGE

Quand j’ai commencé à travailler, il n’y avait pas d’internet ni de téléphone portable. La distraction interactive c’était le minitel et les « tamagotchi »…

Où est tu maintenant, petit œuf de dinosaure ? (sic)

Vieil homme avec chapeau ecrit concentration

Aujourd’hui, un quotidien au travail ça serait plutôt quelque chose comme ça :

« Nous sommes dimanche soir.

David a fait sa To Do List pour demain. Il commencera le boulot à 8h45, après avoir amené sa fille à l’école.

Nous sommes lundi matin, 9h15.

David commence sa journée. Il a dû parler avec la maitresse et des parents d‘élèves en amenant sa petite. Il a déjà 30 mn de retard sur son planning.

Il s’assoit devant son ordi, regarde sa To Do List et s’attaque à la première tâche.

10h. Coup de téléphone de sa compagne. Il commençait  peine à être dans un état de travail profond. Elle lui demande de gérer le contrôle technique de la voiture. Lui parle du repas en famille prévu ce week end.

10h15. David est sur internet et recherche un garage ouvert, passe des coups de fil pour prendre un rdv, clique sans vraiment s’en rendre compte sur les promos des accessoires de voitures. La pub de cet autoradio passe une musique qu’il ne connait pas mais qu’il apprécie.

Cool.

Il la recherche sur Youtube, découvre d’autres titres du même artiste. Il les écoute en regardant les albums qu’il pourrait commander pour se les offrir à son anniversaire qui est proche.

11h. Bordel, déjà !

David reprend le cours de sa tâche. Il lui faut un peu de temps pour se remettre dedans et reprendre le fil de ses idées.

11h35. Il voit qu’un message important est arrivé sur son site. Impatient et curieux, il l’ouvre.

Le lit. Y répond. Relit les commentaires pour voir s’il n’a rien loupé. Corrige une petite coquille qu’il a remarquée sur une autre page…

12h20. David va faire sa pause déjeuner… »

Ça vous rappelle quelque chose ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas les seul·e·s.

Nous évoluons dans un déluge d’informations.

Et  nous en  sommes les émetteurs et les récepteurs ébahis.

Éric Schmidt, l’actuel patron de Google, le moteur de recherche sur Internet qui participe tout spécialement à ce maelström, avoue son vertige : « Nous créons maintenant cinq exa-octets (exabytes) d’informations tous les deux jours, autant qu’il en avait été créé entre le début du monde et 2003 » !

Selon les chercheurs de l’université de San Diego, chaque Américain a reçu quotidiennement 34 milliards d’octets d’informations en 2008, soit l’équivalent d’une vingtaine de films de deux heures chacun.

Effrayant, non ?              

Mais cela existe aussi chez nous : en France, 93,3% des gens qui ont un ordinateur à leur bureau passent plus de quatre heures devant leur écran, et même plus de six heures pour 70% d’entre eux.

« Il est impossible pour un Français de rester concentré plus de 12 minutes sur son travail sans être interrompu» nous dit Stéphane Louit, directeur associé de Sciforma.

Résultat : Nous sommes moins productifs, plus stressés et nous privilégions systématiquement l’urgence aux dépens de l’essentiel. Si nous avons deux tâches à réaliser, l’une importante et l’autre urgente, 71,4% des répondants réalisent la tâche urgente en premier, selon la même étude de Sciforma.

Révélation numéro 4 : L’environnement dévore notre concentration.

Les nouvelles technologies rendent la tâche de se concentrer plus délicate, car elles sont devenues performantes pour inventer et commercialiser des produits et services addictifs disponibles en un clic. Et qui s’imposent par une simple notification. Nous rendant moins efficaces et plus stressés.

DES ENNEMIS PUISSANTS

Google, Youtube, Facebook, Amazon, Netflix, Apple et autres géants du numérique, dépensent aujourd’hui des milliards d’euros pour orienter et canaliser notre attention. Leur business model d’entreprises repose en effet sur le temps que nous passons sur leurs médias.

Résultat : Si nous ne faisons pas l’effort d’investir notre concentration sur une tâche, ces entreprises le font à notre place. Elles travaillent avec des spécialistes des neurosciences pour remporter les plus grandes parts de ce « marché intentionnel ».

jeune femme joue au jenga concentration

Le vainqueur est celui qui capture le plus longtemps notre concentration.

Des bannières de pub sur le coté des pages, les vidéos qui s’enchainent sur Youtube, de la mention « lu » dans Messenger ou Whatsapp pour savoir si vous avez bien ouvert votre message, des 3 petits points flottants qui indiquent que votre interlocuteur est en train de répondre…

Tous ces mécanismes visent à capter notre attention, et donc notre temps.

Daniel Kahneman, lauréat du prix Nobel d’économie en 2002, explique que nous ne sommes pas des êtres rationnels qui prennent des décisions maximisant notre utilité, mais que nous sommes “victimes” de biais.

Et pour cause : les gérants du numérique sont allés à bonne école ! Un article très complet sur le sujet des sciences du comportement, paru dans le New York Review of Books en avril 2017, rapporte en effet que Daniel Kahneman a donné une master class sur le sujet en 2007 et 2008… à un public composé notamment de Jeff Bezos (Amazon), Larry Page (Google), Sergey Brin (Google), ­Nathan Myhrvold (Microsoft), Sean Parker (Facebook), ElonMusk (Space X, Tesla), Evan Williams (Twitter) et Jimmy Wales (Wikipedia)…

Rien que ça !

Cependant, contrairement à ce qu’on entend souvent, les nouvelles technologies ne modifient pas le cerveau. Comme le rappelle Helena Pasquinelli, chercheuse en sciences cognitives et philosophe, c’est le contraire :

« Elles jouent sur des mécanismes très anciens et très stables, dont elles savent parfaitement tirer parti pour capter l’attention de façon toujours plus efficace. »

Bon, vous vous souvenez du livre et du chocolat un peu plus haut ?

Et bien c’est pareil quand nous recevons une notification sur notre téléphone portable : le plaisir de satisfaire notre curiosité est très puissant et suffit souvent à nous distraire d’une conversation, d’un film, ou d’un travail important.

« Les smartphones, ordinateurs et tablettes vous mettent ainsi dans une position de concurrence attentionnelle quasi permanente qui vous oblige à faire des choix », Helena Pasquinelli.

Répondre à cet appel ou conduire ? Lire ce SMS ou poursuivre la conversation avec son ami·e ? Regarder des chats « trop mignons » sur les réseaux sociaux ou finir La maïeutique Socratique?

Si vous ne lui imposez pas votre volonté rationnelle, votre cerveau fait ses choix en fonction du circuit de la récompense. Or, les algorithmes façonnent les contenus reçus sur les smartphones en fonction de vos préférences, et bien sûr, ces appareils vous relient aussi à vos ami·e·s et votre famille.

Ah la famille….

La « récompense » est donc très grande lorsque vous cédez à la tentation d’y jeter un œil !

D’où une rivalité parfois pénible entre le monde physique et l’appel d’un monde numérique taillé sur mesure pour nous satisfaire.

Comprendre les rouages de l’attention et des biais cognitifs peut vous aider à déjouer certains «pièges» numériques.

RÉVÉLATION NUMÉRO 5 : Notre concentration est une valeur marchande.

Et elle vaut TRÈS cher. À nous de la préserver et de la dépenser au mieux selon NOS besoins et pas ceux que d’autres créent pour mieux détourner cette attention à leur profit.En s’appuyant notamment sur le circuit de la récompense et sur nos biais cognitifs, les géants de l’économie nous volent du temps de concentration quotidiennement.

LES ÉLÉMENTS NUISIBLES A LA CONCENTRATION

Bon, essayons de faire un inventaire de ce qui attaque cette compétence si convoitée.

Car les nouvelles technologies ne sont pas les seuls ennemi·e·s, vous allez (hélas !) vous en rendre compte.

homme dans la pénombre fume et réfléchi concentration

• La fatigue physique et nerveuse :

Après la pratique intensive d’un sport, à la fin d’une journée chargée en activité intellectuelle, nous nous concentrons moins vite, moins profondément, moins longtemps.

•Des habitudes de vie déséquilibrées:

Activités physiques insuffisantes, nutrition inadaptée, loisirs et distractions insuffisantes, etc. Il faut prévoir du temps pour se détendre, prendre soin de son corps en étant un minimum alerte physiquement. Et aussi bon que ce soit, ne pas manger QUE du chocolat.

• Les problèmes personnels :

Soucis financiers, déséquilibres affectifs, préoccupations matérielles… Si vous n’êtes pas bien dans votre tête, vous serez plus difficilement à ce que vous faites.

Vous pouvez vous entraîner à évacuer momentanément ces distractions endogènes, en leur accordant une période précise dans votre horaire ou au contraire en réservant un temps hermétique.

• Le pessimisme :

L’anxiété, la peur de l’échec, un niveau élevé de stress, un langage intérieur démobilisant, etc. Toute cette activité mentale nuit à la concentration.

Elle secrète du Cortisol, l’hormone du stress. Il faut, là encore, changer sa façon de voir les événements pour mieux appréhender la pression psychologique.

• Le manque de motivation:

Si vous n’aimez pas ce que vous faites, ça va être plus compliqué…

Le manque d’intérêt pour la tâche, la lenteur à démarrer, rendent l’attention et la concentration difficiles, et la tâche semble traîner en longueur… Il faut trouver une motivation, ou vous donner une récompense à chaque petite étape réalisée pour maintenir une motivation et un but.

RÉVÉLATION NUMÉRO 6 : La plupart des facteurs nuisibles sont en nous.

Notre environnement, notre état d’esprit, notre organisation, notre relation au travail, notre vie familiale, notre gestion du stress…Nous avons donc des leviers et des moyens d’actions, sur certains d’entre eux en tout cas.

Vous pensez être concentré en lisant cet article ? Sachez que votre cerveau « fait le point »  environ 4 fois par seconde !

ÇA FAIT QUOI DE MANQUER DE CONCENTRATION ?

Oui, parce que si ce n’est pas grave, on peut peut-être passer à autre chose ?

Il commence à être long cet article !

Á vous de voir si vous pouvez supporter cela:

  • La lenteur à se plonger dans une tâche
  • La difficulté à résister aux sollicitations de l’environnement (bruits, sons, images, discussions)
  • La difficulté à résister aux préoccupations personnelles (soucis, inquiétudes, rêveries, envies diverses)
  • La difficulté à rester longtemps concentré (pendant un cours, une réunion, une lecture ou un travail solitaire)
  • « Décrocher » pendant une lecture, une analyse, et s’apercevoir qu’on vient de lire une page ou deux en pensant à autre chose, et qu’on n’a aucune idée de ce qu’on vient juste de lire
  • Tomber en état d’hypnose durant un exposé, une réunion, voire même pendant une discussion à en face à face ! Et écouter sans enregistrer la moindre information.
  • Être obsédé par une idée récurrente pendant une période, une pensée qui nous parasite.
  • L’emballement lors d’un travail, le trop-plein d’enthousiasme et le flot d’idées générées entraînant un niveau d’excitation interne incompatible avec la poursuite du travail lui-même. On « s’agite », mais au final on brasse de l’air.
bonhomme en allumette allumé concentration

Tout cela entraine un cercle vicieux :

Manque de productivité, donc manque d’estime de soi.

Manque d’estime de soi, donc manque de confiance en soi.

Manque de confiance en soi, donc problèmes de relations sociales. Problèmes de relations, donc instabilité des compétences.

Instabilité des compétences, donc manque de productivité…

RÉVÉLATION NUMÉRO 7 : Les effets du manque de concentration sont nombreux.

Trop pour être ignorés ? Bien sûr, ce n’est pas quelque chose qui va nous mettre en danger de mort, et nous pouvons très bien vivre avec. Mais cela va avoir des conséquences sur notre quotidien dans TOUS les domaines de notre vie.

LES SOLUTIONS FAVORABLES A LA CONCENTRATION

Oui, oui, maintenant ça suffit le panorama anxiogène et catastrophiste!

Á nous l’horizon dégagé et positif !

Voici une batterie de solutions pour avoir une concentration en béton armé !!

● Éviter le multitâches :

Si l’objectif à atteindre est important, il faut faire une tâche à la fois.

L’une des études menée par l’Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale a permis de découvrir que les personnes qui essayaient de faire plusieurs tâches simultanément faisaient 3 fois plus d’erreurs que les personnes qui se concentraient sur une seule chose à la fois.

Le Journal of Experimental Psychology a indiqué par ailleurs que le multitâches nous faisait perdre en moyenne 40% de temps productif. En passant sans arrêt d’une tâche à une autre, on perd en fait beaucoup de temps à se reconcentrer.

● Construire un espace hermétique :

Rester concentré demande beaucoup d’énergie à notre cerveau et de volonté.

Éliminez les distractions du contexte dans lequel vous évoluez. Désencombrez votre espace de travail en ne gardant que ce qui est absolument essentiel : vous écrivez un livre ? Gardez une bouteille d’eau, des crayons et votre cahier.

Vous travaillez ? Juste un ordi sans internet si ce n’est pas nécessaire, coupez le téléphone et fermez la porte du bureau à clef ! Vous voyez l’idée…

● Démarrer rapidement :

Un entraînement à se mettre rapidement en état de concentration (moins d’une minute) augmente l’utilisation efficace du temps disponible et la satisfaction intérieure qui en résulte. La motivation vient avec le sentiment d’être productif et efficient. La construction de routines aide à démarrer rapidement.

● Nourrissez-vous correctement :

Utilisez des stimulants naturel comme :

L’eau : votre cerveau aime l’eau. Buvez régulièrement pour éviter maux de têtes, fatigue et vertiges.

Le café : un coup de boost au bout de 10 minutes !

Le yerba maté : ses effets sont plus diffus et réguliers que le café.

Ginkco, sauge, bacopa, huile de coco : plein de cétones, excellent pour le cerveau.

Les myrtilles, les avocats et le saumon sont également très bon mais plus difficiles à manger en travaillant !

illusion d'un manteau avec seulement deux mains humaines concentration

● Prenez soin de vous :

Pratiquer une activité physique est bénéfique pour la concentration, mais également pour à peu près tout ! Trouvez une activité que vous aimez, et forcez-vous à la pratiquer au moins une ou deux fois par semaine.

Donnez-vous du temps de loisir. On ne vit pas pour travailler, on travaille pour vivre. Faites passer votre famille, vos hobbies et vos passions au premier plan plusieurs fois par semaine.

●  Automatisez les tâches :

Si une partie importante du processus de traitement est automatisée et devient une habitude, elle demande moins d’énergie et d’effort volontaire.

En développant une organisation personnelle de son travail (temps, espace, outils), on peut favoriser la mise en route d’habitudes et minimiser les dépenses d’énergie relatives à l’effort de concentration.

Fabriquez-vous des habitudes SIMPLES qui vous aident : toujours travailler au même endroit, toujours ranger les choses dont vous avez besoin pour la réalisation de telle tache à telle place, toujours travailler sur ce type de projets à telle heure…etc.

Une bonne gestion de votre AGENDA, avec l’utilisation de BLOCS DE TEMPS où vous savez exactement quoi faire, quand va commencer et quand va se terminer une tâche, est indispensable.

Respectez votre cycle circadien pour être à l’écoute de votre corps.

– En réservant des plages de temps, vous pourrez plus facilement entrer en travail profond (le flow), le graal de la concentration.

Utilisez la méthode Pomodoro : découpez vos temps de travaux en session de 25mn / 5mn de pause ou 50 mn/10mn de pause pour respecter votre temps de concentration et relancer votre vigilance.

●  Maitrisez votre environnement :

Le bruit, les sollicitations diverses exigent plus d’effort de concentration. La durée de concentration sera moindre, la fatigue viendra plus vite, comme le montre cette étude de Cambridge.

Donc :

– Travaillez avec un casque, ou des écouteurs, en écoutant des bruits blancs, pour écarter les nuisances sonores.

– Coupez votre téléphone, les applications de votre ordinateur, rendez-vous VRAIMENT injoignable, sans possibilité d’être déranger pendant quelques heures dans la journée.

– Choisissez quand regarder vos emails, par exemple à 11h, et 16h, pour libérer votre esprit de cette charge mentale et ne pas aller les consulter toute les heures.

●  Évitez les distractions :

Les appels imprévus, les notifications, les emails, les pop-ups sur l’ordinateur, Youtube, les bruits ambiants, les réunions, les interruptions de collègues, les ragots… la liste est loooongue !

Vous devez limiter ces tracas pour préserver votre concentration.

– Des applications comme« freedom » peuvent pour bloquer des sites temporairement sur votre ordinateur.

– Rescue Time peut calculer le temps que vous perdez au quotidien et vous motivera à appliquer vos résolutions.

●  Entrainez votre concentration :

Pour devenir bon en course, il faut courir. Pour être bon en concentration, il faut s’entrainer aussi.

Comment ?

Lisez régulièrement : ça réapprend à votre cerveau à ne pas « zapper ». La lecture est l’activité qui fait (scientifiquement) le plus descendre le stress ! Je vous invite à vous mettre à la lecture rapide pour être encore plus efficace en concentration.

Pratiquez la méditation : cela vous apprend à vous focaliser sur un point pendant un temps. A « rappeler » vos pensées qui partent dans tous les sens. Personnellement, j’ai beaucoup de mal avec la méditation, mais je pratique la cohérence cardiaque par sessions de 5 mn et c’est très efficace ! Même pour un récalcitrant comme moi !

Jouez d’un instrument de musique : cet apprentissage engage votre cerveau sur le chemin de la concentration longue et répétitive.

Pratiquez des activités cognitivement « challengeantes » : cela va dépendre de vous, mais le design, dessiner des plans d’architecture, coder sur ordinateur, entretenir un bonzaï, résoudre des Sudoku… Cela demande de la volonté, de la concentration, de la précision.

une main va écrire sur un mur gris concentration

●  Trouvez du sens :

 Faites au maximum des choses que vous aimez faire. Si ce n’est pas le cas, trouvez un sens à ce que vous faites : ça va vous apporter quoi ? Vous rapprocher de quel but ? Donnez-vous des récompenses pour chaque pas en avant atteint dans cette tâche douloureuse !

●  Travaillez votre posture :

Mobiliser son attention, c’est aussi mobiliser son corps! On travaille plus efficacement assis à un bureau qu’avachi sur un canapé, parce que cette position relâchée appelle avec elle le relâchement de l’attention.

●  Faites un « journal de points » :

Prenez un petit cahier et notez chaque jour la date en haut d’une page. Quotidiennement faites un point noir sur la page du jour à chaque fois que vous vous rendez compte que vous vous êtes déconcentré d’une tâche.

Marquez l’heure à côté du point.

Vous allez ainsi vous rendre compte des moments où :

– Vous êtes trop fatigué·e pour continuer (trop de points en peu de temps)

– Vous êtes déconcentré·e (chaque jour à la même heure environ)

– Vous faites des progrès

Car le fait de noter va vous obliger à y faire attention et inconsciemment votre cerveau va en prendre compte !

RÉVÉLATION NUMÉRO 8 : Il existe des solutions adaptées à votre concentration.

Vous ne pourrez jamais résoudre tous les problèmes, ni appliquer toutes les méthodes. Choisissez celles qui vous parlent le plus et testez-les. Et comme toujours, GARDEZ CE QUI MARCHE ! Arrêtez de changer ensuite !

CONCLUSION

Vaste domaine que la concentration ! Si vous êtes arrivé·e jusqu’ici, vous êtes au-dessus de la moyenne !

Notre cerveau est naturellement distrait. C’est le cas aujourd’hui et c’était le cas du temps des chasseurs-cueilleurs. Si nous faisons face à un nombre de distractions sans précédent, qui rendent la concentration plus difficile que jamais, nous pouvons toujours agir.

En partant de nous.

En agissant sur ce que nous pouvons contrôler : notre environnement et notre façon de l’appréhender. En nous disciplinant. Nos objets connectés nous donnent certes accès à plus de puissance pour travailler mais rendent aussi les distractions plus accessibles.

C’est un juste milieu à trouver.

Mais il est sérieux et important de l’entretenir.

Car la concentration permet d’avancer plus vite, d’apprendre plus, d’apporter de la valeur à ce que nous faisons et ce que nous pouvons apporter aux autres.

Bref, d’être mieux.

Et vous, sur quoi allez-vous vous focaliser pour augmenter votre concentration ?

En attendant, d’ici-là n’oubliez pas, RESTEZ CURIEUX !

Cet article fait partie de l’ABÉCÉDAIRE DE LA PRODUCTIVITÉ. Les autres articles sont disponibles ICI.

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22 réflexions au sujet de « CONCENTRATION : 8 RÉVÉLATIONS ! »

  1. Très intéressante réflexion ! Merci. Les chiffres que tu énonces au début de ton article sont à mes yeux la plus grande des motivations qui soit. Imaginer tout ce que l’on a à gagner et le fait que tu dédramatises la chose en disant que c’est un phénomène normal, sont rassurantes je trouve.

  2. J’ai beaucoup aimé ton article ! Effectivement jouer d’un instrument de musique la concentration et c’est ce que je dis à mes élèves ! Parfois quand je veux être efficace je coupe le téléphone afin de ne pas regarder les sms que je reçois. C’est très difficile aujourd’hui de rester concentrer., je dirai même que c’est un combat.

    1. OUi Rachel, un vrai champ de bataille que de ne pas se laisser distraire!J’ai fais un peu de clavier dans ma jeunesse, pour jouer de l’orgue dans des églises. J’aimais beaucoup!

  3. Article très complet et un peu culpabilisant au début. Mais que faisons-nous pour perdre tout ce temps sans s’en rendre compte. Par la suite, tu apportes plusieurs éléments de réponses et des pistes d’amélioration. Je vais tester Pomodoro consciencieusement. Je paramètre mon téléphone et c’est parti !

  4. Merci pour cet article. J’avoue que la concentration est encore un point sur lequel je dois travailler (j’ai réussi à lire l’article sans toucher à la tablette de chocolat!) et dont je me suis apercue que les technologies avaient vraiment altere mes capacites. Ces marrant d’ailleurs comment la sacro-sainte multi-tâche qu’on nous demandait a tous pendant 20 ans commence a etre remise en question depuis quelques annees. L’une des seules activités dans laquelle j’arrive à me mettre longtemps, c’est l’écriture. Je me dis que c’est peut-être parce que ça sollicite mon cerveau et que je suis active, que j’imagine, et que je m’évade dans mes pensées en le faisant… et que j’aime faire ça aussi bien sur. 😉

  5. Pomodoro est puissant mais exigeant. C’est important je crois que se laisser aussi des moments plus flexibles ; et surtout prévoir des temps de repos dans une journée si on veut optimiser ceux où l’on se concentre

    1. Oui valentine, le repos et la souplesse de fonctionnement ça compte énormément! Pour le pomodoro, tu peux varier les périodes, mais il ne faut pas faire cela à chaque fois c’est …usant!

  6. Article très intéressant avec des pistes pour aller plus loin si on le souhaite. J’aime assez l’idée du journal de points et le fait de travailler sa posture : on intellectualise beaucoup aujourd’hui comme si il n’y avait que notre cerveau qui pouvait améliorer notre façon d’être.

  7. Article très intéressant. J’ai toujours eu du mal à rester en place. Tu as d’ailleurs failli me perdre quand tu as parlé de chocolat. Je me suis souvenue que j’en avais à l’orange dans le placard ! Pas encore touché mais ça ne devrait pas tarder.

  8. Bonjour,
    Très intéressant ton article. Il y a 10 ans, je pouvais me concentrer et faire abstraction de tout ce qui se passe autour de moi. Aujourd’hui, il me faut mes écouteurs, et même parfois je décroche quand même. Ton article me donne des pistes pour me soigner, donc merci.

    1. Content que cela puisse t’aider Amah! Je me suis mis au Bruit Blanc, et depuis, même si je peux m’en passer, en terme d’état de travail et de concentration c’est le jour et la nuit pour moi. Ça me plonge directement dans une bulle très agréable et productive!

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