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COMMENT REBONDIR APRÈS UN ÉCHEC ?

comment rebondir après l’échec

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Subir un échec, c’est jamais simple, et on peut se demander comment rebondir après l’échec ?

Comment aller de l’avant et créer un état d’esprit qui permette de surmonter ce revers ? Pas simple…

Moi, il m’est arrivé dans des spectacles et des interventions  d’être confronté au bide, au raté, à l’échec.

Bon plus rarement maintenant, je vous rassure !

Mais c’est toujours possible, envisagé. Certaines expériences m’ont marqué au fer rouge et ont changé littéralement ma vision ou ma façon de faire, au-delà  du travail.

Il faut bien sûr grandir, faire face à l’adversité et se questionner pour sortir renforcé de ces épreuves.

Mais concrètement, on fait quoi après un échec? Comment rebondir après l’échec d’un projet ? D’une idée ? D’une présentation ? Comment réussir à passer à autre chose, à digérer la pilule ?

Pour éviter de choisir l’orgie de sucre, la déprime, le dénie ou l’auto-flagellation…

Voilà 5 pistes de réflexion.

1/ ACCEPTER L’ÉCHEC POUR LE  SURMONTER

Quand on initie un projet, une idée, une action, on espère. On projette. On attend un résultat.

Et quand ce que l’on obtient ne correspond pas à l’image que l’on s’est faite de ce succès, on va se mentir de différentes façons.

1/ on peut se dire que finalement, c’est le résultat qu’on souhaitait, juste on ne l’avait pas « formulé »  ou présenté comme ça

2/ on peut se dire que c’est un échec mais nous ne sommes pas responsable : les circonstances, une autre personne mal intentionnée  ou incompétente, un élément extérieur est venu ruiner le projet.

3/ on peut aussi se dire que tout est notre faute. On est responsable. On n’a su ni gérer, ni prévoir.

Quelle est la bonne réaction à avoir ? Aucune. Les trois.

C’est au cas par cas, il n’y a pas de « bonne réaction ». Mais il y a deux constantes :

La mauvaise c’est que quoi que vous vous disiez, cela va vous empêcher d’avancer si vous restez enfermé dans ce schéma de « deuil ».

La bonne, c’est que le temps joue pour vous et qu’aussi impactant soit-il, ce revers cuisant et  le sentiment d’échec ne sont pas voués à durer dans le temps.

COMMENT REBONDIR APRÈS L’ÉCHEC

Pour cela il faut l’accepter. Ne pas se voiler la face.

C’est comme perdre une chose importante. Ça ne sert plus à rien de la chercher encore et encore ou de dire aux autres qu’on l’a ! Affrontez les conséquences de  sa perte et trouvez une solution.

Faites pareil avec l’échec.

Si l’échec nous ment en nous faisant croire que nous sommes des ratés, le succès nous ment également si nous croyons qu’il nous définit.

Il est dur de se décevoir. L’illusion de régression que l’échec stimule est désagréable.

Mais c’est une illusion qui s’évapore avec le temps, à condition d’accepter son ressenti.

Vous avez agi ! Vous avez osé ! Vous avez pris le risque d’échouer ! Bravo !

2 / PRENDRE DU RECUL POUR MIEUX REBONDIR APRÈS L’ÉCHEC !

Vous devez identifier les causes de cette erreur pour  avancer et réussir.

D’après Steve Jobs, la persévérance est l’ingrédient principal du succès, la capacité à surmonter les échecs sans jamais lâcher. Pas l’idée ou le concept.

Douter, c’est très bien. Mais persévérer, c’est mieux !

« La seule vraie erreur est celle à partir de laquelle nous n’apprenons rien  »Henry Ford

Il faut donc vous focaliser sur les causes et non les conséquences de votre échec. Pas de déni, tirez des leçons même douloureuses.

Car regarder son mal-être droit dans les yeux n’autorise pas à se lamenter sur son sort, mais offre une opportunité d’analyse et de remise en question. Contemplez l’échec pour en tirer les enseignements qui s’imposent.

Etait-il évitable ? Comment ? Avais-je des leviers d’influence dessus ? Lesquels ? À quel niveau du processus ?

Quelles sont concrètement les conséquences ? Qui touchent-elles ? Comment puis-je les gérer ?

Est-ce que je dois refaire cette action ? Pourquoi ? Comment puis-je l’améliorer ?

Si je ne peux pas, ne dois pas, ne veux pas, que puis-je faire d’autre ?

Puis recentrez-vous sur vos OBJECTIFS.

3/ NE PAS BLÂMER LES AUTRES ET PRENDRE SES RESPONSABILITÉS

Tous les gagnants ont déjà perdu. TOUS.

Or on retrouve sottement dans le système de pensée ambiant  le rejet de la faute. Très peu de gens sont capables de reconnaître leur responsabilité quant à leurs échecs, leur  propre vie.

La raison de leur échec serait constamment extérieure, ils ne sont jamais seuls responsables de cet échec.

Ce sont des excuses qui permettent à notre ego de ne pas trop souffrir.

Soyez pleinement responsable de votre vie sinon vous ne pourrez pas vous sentir pleinement responsable de votre avenir. Assumez vos erreurs.

L’échec est un diplôme !

Repensez au slogan de la Silicone Valley :

« Échoue souvent, échoue tôt, échoue à chaque fois »

En Europe on a tendance à mettre ses échecs sous le tapis quand dans d’autres cultures on le met sur son CV. Cela entretien ce manque de confiance, ce rapport à l’échec destructeur pour votre mental et votre réussite.

Bill Gates n’était pas du tout un génie des études,  il a beaucoup raté. Dans sa classe il avait un ami brillant, qui survolait tous ses examens. Son pote a très bien réussi, c’est devenu un bon ingénieur qui travaille chez Microsoft pour … Bill Gates.

COMMENT REBONDIR APRÈS L’ÉCHEC

Donc, pour gagner en confiance en soi, apprendre de ses expériences, il faut assumer et prendre ses responsabilités dans les mauvais moments.

Et cela demande de se libérer de certaines « croyances limitantes » qui nous handicapent lourdement.

Cliquez ici pour découvrir comment les croyances limitantes vous contaminent et quels sont les moyens de vous en débarrasser.

4/AFFIRMER SON CARACTÈRE ET ÉPROUVER SA PERSÉVÉRANCE

Humilité vient du latin humilitas et d’humus, terre … Autrement dit, l’échec nous fait redescendre sur terre !Il permet de crever l’excès de confiance en nous rappelant que nous sommes faillibles.

Il permet aussi de changer d’état d’esprit, en nous proposant de persévérer, de vaincre.

On n’échoue pas tant qu’on n’abandonne pas.

Abandonner, c’est pire qu’un simple échec. C’est s’avouer vaincu. C’est croire qu’on est trop faible pour réussir, pour vivre les expériences qu’on souhaite.

Plutôt que de ruminer, l’échec peut donc nous épanouir et nous faire reprendre confiance. Nous faire retrouver la motivation, nous rappeler la valeur de notre objectif.

Car plus l’on rencontre de difficultés dans la quête de quelque chose, plus la valeur de cette chose est grande quand on réussit à l’obtenir.

Dans notre société où l’échec n’est pas valorisé, nous confondons “avoir un raté” et “être un raté”.

Si vous vivez mal un échec, c’est parfois le signe que vous devez apprendre à vous estimer, à vous faire confiance, à vous libérer du regard des autres.

Vous devez pouvoir vivre un échec sans remettre en question votre valeur intrinsèque.

COMMENT REBONDIR APRÈS L’ÉCHEC

Vous devez vous décomplexer de l’échec. Échouer nous permet de nous confronter au réel, nous force à l’analyser pour mieux nous y frayer un chemin.

Thomas Edison ? Ce monsieur a battu tous les records d’échec dans le monde scientifique.

Charles Darwin ? Il a raté ses études de médecine puis de théologie, puis a voyagé pour développer sa théorie de l’évolution.

Idem pour Abraham Lincoln, J.K Rowling, etc. La liste est longue.

 « La différence entre gagner et perdre c’est le plus souvent : ne pas abandonner. »Walt Disney

5/L’ÉCHEC : ÉTAPE NÉCESSAIRE  ET SYMPTÔME DE LA CRÉATIVITÉ

L’échec est déstabilisant car il fissure l’image simplifiée que nous nous faisons de nous-mêmes.

Mais rater est NÉCESSAIRE pour apprendre et progresser. Notre savoir n’est pas inné.

Il faut relativiser, accepter les répétitions, et savoir admettre ses erreurs pour se sentir mieux et accepter l’échec.

  • D’après Einstein, c’est ce que font les grands scientifiques : se tromper puis rectifier.

Invalider une théorie par l’expérience prouve qu’elle est fausse. On apprend donc plus et de manière plus définitive d’un échec car il nous permet de progresser.

  • Contrairement aux animaux, l’homme a un désir insatiable : dès que nous obtenons ce que nous désirons, nous nous mettons à désirer quelque chose d’autre. Le fait que nous échouons constamment à combler totalement notre désir nous permet de rester créatifs, curieux, audacieux.
  • Si l’échec nous ment en nous faisant croire que nous sommes des ratés, le succès nous ment également si nous croyons qu’il nous définit.

L’entraîneur de l’équipe française de handball, à l’époque championne du Monde et d’Europe, analysait chaque victoire avec soin et une pointe d’inquiétude. Pourquoi? Parce qu’il devait constamment renouveler le jeu pour prendre de court les équipes adverses. Si les Français s’étaient reposés sur leurs victoires, ils n’en auraient pas décroché autant !

La vie aussi change constamment. L’échec est inévitable et nécessaire pour s’adapter et évoluer !

Loin d’être la marque de l’incompétence, l’erreur est un signe de courage et de créativité.

« Les erreurs ne sont pas un mal nécessaire. Elles ne sont pas un mal du tout. Elles sont les conséquences inévitables de la nouveauté, et devraient être considérées comme précieuses »

Ed Catmull, président de Pixar

  • La NASA a un trophée pour mettre en lumière des projets qui n’ont pas abouti, mais riches en enseignements.
  • L’agence new-yorkaise Grey a créé le prix Heroic Failure (« échec héroïque »).
  • Le groupe pharmaceutique américain Eli Lilly organise depuis 1990 des failure parties, sortes de réceptions célébrant des projets défaillants.
  • A San Francisco, la Failcon (« conférence de l’échec ») faire raconter à des chefs d’entreprise leurs échecs commerciaux et leurs faillites les plus retentissantes. Ces rendez-vous vénèrent la gloire du plantage dont ils ont su tirer parti pour rebondir, persévérer ou au contraire, changer de voie.

L’échec est une composante inévitable de la découverte et du progrès !

CONCLUSION :

Il n’est pas toujours simple de savoir comment rebondir après l’échec.

Mais c’est parce que nous sommes des animaux qui ratons (et des animaux “ratés”) que nous sommes libres. Libres de décider.

Nous prenons alors le risque de décider quelque chose malgré la possibilité de se tromper.

Si l’échec ne nous rend pas forcément plus sage ou plus humble, il peut nous rendre plus disponible pour autre chose et surtout plus aguerris pour l’avenir.

Il ne sert à rien de s’acharner à vouloir changer ce qui ne dépend pas de nous…

“Ce qui dépend de toi, c’est d’accepter ou non ce qui ne dépend pas de toi.” Épictète

Agissons donc sur les leviers sur lesquels nous avons prise et changeons ce qui peut l’être. Notre mentalité, nos décisions, nos estimations, notre environnement, notre processus, notre timing, nos collaborateurs… Au risque de nous tromper. Encore.

Sinon, voilà la vraie menace : c’est qu’à force de ne pas oser échouer, à ne pas savoir surmonter l’échec, nous allons échouer tout simplement à vivre et à oser.

Et ce sera échec et mat.

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