# Persuasion

COMMENT FAIRE LES BONS CHOIX DE VIE (deux méthodes)

Cet article participe à l’évènement inter blogueurs organisé par le site  ygocoaching sur « Les choix de vie. ». Je vous conseille d’ailleurs cet article sur la gestion du stress.

Il n’est pas facile de prendre une décision, d’avoir l’impression de faire le bon choix et d’éviter les (terribles) mauvais choix. Surtout quand cela implique notre vie personnelle.alors, COMMENT FAIRE LES BONS CHOIX DE VIE ?

Dans le processus de décision, on va peser les avantages et les inconvénients avant de se décider. Mais cela n’assure pas d’effectuer les bons choix, et de ne pas avoir de regrets. On va se retrouver dans l’impossibilité de choisir, avoir peur de manquer de discernement.

Car prendre des décisions justes ne se fait pas forcement avec la tête. Il s’agit surtout de prendre SES décisions. De se mettre au cœur de l’équation. Et de réaliser le seul bon choix : le choix de décider et d’accepter sa décision.

COMMENT J’AI FAIT LE CHOIX DE MA VIE

Il y a 20 de cela je travaillais dans un village du livre, j’étais directeur d’un foyer rural et je militais dans le milieu de l’éducation populaire. Ce n’était spas un choix de carrière, mais juste une façon d’être heureux à ce moment-là. Ce fut un choix judicieux qui m’a beaucoup fait grandir.

Avec le temps, mes collègues et les politiques autour de moi ont changés.

Un matin, pour la première fois de ma vie, je n’ai pas eu envie d’aller travailler. J’avais 24 ans, pas de perspective ni de diplômes universitaires me garantissant un emploi… J’ai tenu une semaine, puis j’ai pris  l’importante décision de tout plaquer, et j’ai démissionné.

J’ai ensuite tenté les concours pour entrer en école de cirque professionnel, un milieu que j’ai découvert en tant que spectateur. Candide, j’y suis allé armer de ma seule motivation et de mon envie d’apprendre.

Je suis artiste de cirque depuis 20 ans maintenant.

Je suis artiste mais toujours pédagogue et porteur de valeurs populaire.

Je suis artiste  de cirque pas parce que depuis tout petit j’ai ce rêve, pas parce que je suis le fils de Annie Fratellini, pas parce que je suis près-disposé ou particulièrement doué.

Mais Parce que j’ai décidé, un jour, que mon temps de vie au travail ne pouvait être passé à faire autre chose qu’une activité qui est du sens et qui me parle.

COMMENT FAIRE LES BONS CHOIX DE VIE (deux méthodes)

Savoir-faire ses choix pour les neurosciences

Notre cerveau est complexe et paradoxale. D’après Daniel Kahneman, prix Nobel en 2002, quand on prend une décision on va tomber dans des pièges qui ne sont pas rationnel. Que le choix soit difficile à faire ou qu’il relève de l’intuition, on va être victime de Biais cognitifs sournois que l’on entretient depuis la préhistoire. Car à l’époque des chasseurs cueilleurs, il fallait des décisions rapides, il fallait trancher pour survivre.

On se retrouve ainsi avec une pensée rapide et intuitive, et la réflexion, ou pensée lente, les “deux vitesses de la pensée”. Or notre pensée rapide va prendre les décisions la majeure partie du temps, victimes de biais de réflexion inconscient : l’effet de  bonne ou mauvaise première impression « effet de halo », l’effet « d’amorçage », l’aversion à la perte, L’effet « d’ancrage »,….

Kahneman ne rejette pas l’intuition dans une prise de décision mais il pense qu’elle doit être accompagnée par une réflexion pour faire les meilleurs choix et éviter des erreurs flagrantes mais totalement inconsciente.

Grandes décisions et choix difficiles pour la philosophie

Rut Chang, philosophe contemporaine spécialiste de la décision  nous démontre que ce qui rend un choix difficile, même dans les décisions réfléchies, c’est la façon dont comparons des valeurs incomparables.

Pour que les décisions se prennent, il faut faire un choix définitif. Et nous allons peser et être indécis uniquement car nous pensons les valeurs de manière rationnel : une chose peut être plus grande, plus petite ou de même taille.

Mais cela ne fonctionne pas avec les valeurs ! Le monde du certain, des longueurs et des poids, n’a pas la même structure que le monde émotionnel, de ce que nous devrions faire. Quoi faire alors?

Il faut accepter une quatrième relation au-delà du « bien, moins bien ou équivalent », qui décrit ce qui se passe lors de choix difficiles. Les alternatives, bien qu’elles soient en même temps très différentes, sont plutôt sur le même niveau en termes de valeur. C’est pourquoi le choix est difficile.

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Il n’y a pas de bon choix ! C’est un pari, il faut être optimiste.

C’est dur à accepter. Mais il faut faire ses choix et accepter ces dilemmes. Mieux avoir des remords que de ne rien faire ! Car les décisions les plus éclairés ne sont que des scénarios incertains.

Si le processus de la prise de décision vous intéresse, un article très fourni et dense est disponible ici  pour vous expliquer comment cela fonctionne et vous ÉVITER LES 10 PIÈGES USUEL d’une prise de décision.

CONCLUSION :

Les Bons choix font fuir les regrets. Mais finalement FAIRE LES BONS CHOIX DE VIE, le bon choix, c’est juste de décider de choisir, de décider de faire. Pour éviter la paralysie, écoutez votre instinct mais raisonnez un minimum.

Prendre de meilleurs décisions dans sa vie, c’est surtout se centrer sur ses valeurs, ses objectifs et passer à l’action. Ne pas les perdre de vue et se donner les moyens de les atteindre : prendre du recul, faire confiance au autres et à soi, réfléchir aux choix et aux moyens, écouter ses « tripes ».

C’est accepter de se tromper et de prendre la mauvaise décision. Certains outils, certaines personnes peuvent vous aider à prendre de bonnes décisions, mais vous devez toujours être à VOTRE écoute.

Car c’est votre vie. Et ce n’est pas parce que nous sommes parfois amené à prendre des décisions qui nous vont sortir de notre zone de confort que la choix est forcément mauvais, ou bon…

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